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Les mascottes géantes de ce jeune entrepreneur font le tour du monde

Les mascottes géantes de ce jeune entrepreneur font le tour du monde

À 33 ans, Antoine Verne a bâti un empire de la mascotte géante. Le discret Clermontois réalise les peluches de grands événements sportifs et d’entreprises. Spécialisé dans le haut de gamme, il convoite désormais le marché international.

Son histoire avec ces gigantesques peluches ressemble à celle d’Obélix et de la potion magique. Antoine Verne est tombé dedans très jeune et en a fait un vrai business. Le Clermontois de 33 ans a toujours été passionné pas ces mascottes que l’on aperçoit à l’entrée d’un magasin ou sur un stade de foot et qui « nous redonnent le sourire ».

Un temps à la tête d’une agence événementielle à Clermont-Ferrand, il a passé de nombreux mois de décembre sous le costume, à défiler durant les marchés de Noël de la capitale auvergnate. Des parades qui ont été le déclic. « De fil en aiguille, j’ai obtenu le contact d’un atelier français qui conçoit des mascottes haut de gamme. Ça m’a donné l’idée de faire un site de ventes. »

Les mascottes de la Coupe du monde de handball 2017, des fédérations françaises d’athlétisme et de football...

L’entreprise Planète mascottes naît en 2012 et connaît très vite le succès. Antoine Verne vend 500 mascottes géantes chaque année à des professionnels de la grande distribution ou à des fédérations sportives pour des événements mondiaux.

Parmi ses plus belles réalisations : la mascotte de la Coupe du monde de handball 2017, celles de la fédération d’athlétisme et de football, ou la peluche des futurs Jeux paralympiques d’hiver en Corée du Sud en 2018. La grosse vache Milka ou le gâteau rectangulaire de BN portent aussi sa signature.

Pourtant cette réussite fulgurante ne lui fait pas prendre la grosse tête comme celle de ses peluches. Antoine Verne communique peu. Et pour garder un temps d’avance sur ses cinq autres concurrents français, il reste discret sur les ateliers avec lesquels ils travaillent, en France, en Allemagne ou en Slovénie. Mais surtout pas en Chine. « Je suis un des seuls à faire du haut de gamme. Le sur-mesure représente 20 % du volume de commandes, mais 80 % de mon chiffre d’affaires », résume l’entrepreneur. Un chiffre d’affaires qui s’élève déjà à 400.000 euros par an.

Sur son site, Antoine propose un catalogue de mascottes : des animaux de la forêt, des végétaux, des personnages… Réalisées en tissu, elles coûtent entre 200 et 500 euros.

Des peluches jusqu’à 6.000 euros

Mais pour les mascottes de compétition, faites sur mesure, la technique de fabrication change et le tarif aussi. « On peut faire des mascottes en polyéthylène avec des systèmes de ventilation, du vrai cuir. Celles en résine sont conçues en Amérique et sont peintes à la main. Ce sont les plus chères, elles vont jusqu’à 6.000 euros pièce. »

Mon rêve, c’est de faire celle des JO 2024 à Paris 

Les couturiers mettent un mois pour créer la mascotte, celle-ci arrive ensuite dans l’atelier de co-working d’Antoine, rue Rameau à Clermont. Le trentenaire vérifie alors que les 5 à 10 kg de tissus sont parfaitement cousus, enfile les 1 m 80 de peluche avant d’expédier.

Depuis cette année, Antoine Verne propose également des versions miniatures sur un nouveau site qu’il espère développer. Mais dans son viseur, c’est un tout autre objectif, bien plus symbolique. « Mon rêve, c’est de réaliser la mascotte des JO 2024 qui se dérouleront à Paris », conclut-il. Une mascotte olympique imaginée à Clermont… Ce serait la classe, non ? 

Fanny Guiné